Table des matières

20ème siècle

Présentation

:histoire:epoques:20siecle:photo-anciencollege-gd.jpg L’histoire d’Ernée au 20ème siècle fut mouvementée. Deux mobilisations (la première guerre, et les évènements de l’Algérie), une occupation. IL y eut aussi de très nombreuses constructions publiques comme l’hôtel de ville, l’hôpital, les infrastructures sportives. On assista à une extension rapide de la surface des habitations avec de nombreuses quartiers périphériques.

:histoire:epoques:20siecle:photo-ruejeanmoulin-gd.jpg Ce siècle correspond aussi à la fin de l’industrie quasi exclusive de la chaussures qui avaient suivi la prédominance de l’agriculture. Dans le prolongement des grandes foires, on continua le marché, qui reste un élément central de la cité. Les fêtes des fleurs, tous les 4 ans, durèrent longtemps, mais la fatigue des participants y mit fin en 1964.

Ce document se base sur quelques ouvrages, mais surtout sur des témoignages oraux, car il existe peu de documents sur le 20ème siècle. N”hésitez pas à signaler si des renseignements seraient mauvais.

Agriculture

Au début du 20ème siècle la Commune d’Ernée compte 164 fermes, dont 54 exploitations de moins de 10 hectares, 95 de 10à 20, 15 de 20 à 50. Sur ces 164 fermes, on en compte 4 en faire valoir. Il y en a 4 en faire valoir direct (l’exploitant est propriétaire des terres), 60 en fermage (l’exploitant verse un loyer au propriétaire du sol), 100 en métayage (le propriétaire fournit la terre et le capital et reçoit une partie du fruit de la récolte).

Vers 1900, on cultive principalement des céréales : froment (975 hectares), orge (590), sarrasin (224). Sur la commune d’Ernée, on compte aussi 850 chevaux, 36660 bovins, 700 porcs, 550 moutons.

Le premier tracteur en Mayenne date de 1916 lors d’une démonstration à Laval devant un millier de personnes. Pour l’achat des machines les paysans se regroupent en syndicats.

De nos jours on pourrait qualifier l’agriculture de polyculture: élevage des bovins, vaches allaitantes, porcins, volailles, chevaux... et culture du blé, maïs à grain, petits pois...

Société des Castors

A Ernée, les revenus sont faibles, la construction d’un logement coûte cher. Plusieurs artisans (8 ?) décident alors de se rassembler pour construire leurs maisons. Il y a parmis eux un charpentier, des maçons, et d’autres artisans du bâtiment. Ils entamment alors la construction de 8 maisons individuelles et semblables dans le quartier des Sémondières.

Cela demande beaucoup de travail pour les adhérents, et une grosse participation financière.

Ces artisans réussiront à construire leurs maisons, mais à la suite d’un grave accident, un des artisants décèda. La Société des Castors ne fera pas d’autres émules, mais aura permis à des artisans d’accéder au rang de propriétaire.

Le départ des jeunes pour l'Algérie

De 1956 à 1961, comme dans le reste de la France, les jeunes du pays sont obligés dans le cadre du service militaire de se rendre en Algérie. Ils sont tous marqués de se qu’ils verront là-bas.

Tous ces jeunes ne reviendraont pas d’Algérie. Plusieurs s’ajouteront à la liste des “morts pour la Patrie”.

L'OAS à Ernée

Présentation

Cet incident eut lieu pendant les événements liés à l’OAS (au environ de 1962, mais je ne sais pas exactement la date). Une femme trouva des tracts, s’en confia à son curé, ce qui permit de méanteler le réseau. Le curé alors considéré comme traitre, on pausa d’une bombe au Presbytère, mais qui heureusment n’explosa pas (le système n’a pas fonctionné). Les incidents furent clos par l’arrestation de quelques personnes.

Une distribution de tracts

L’O.A.S. (Organisation Armée Secrète) distribue des tracts de recrutement. Une vieille dame qui les reçoit et qui ne sait d’où ils viennent ni ce qu’elle doit en faire, le confie au curé, le chanoine Trideau, ancien officier et légionnaire. Celui-ci ne sait comment s’en débarrasser et se confie au brigadier de la gendarmerie et lui donne le paquet.

La police, ainsi alertée, réussit à démanteler tout le réseau régional qui utilisait le neveux de la vieille demoiselle.

L'attentat manqué

Presbytère d'ErnéeL’O.A.S. envoie par la suite des lettres de menaces au traître, le chanoine Trideau. Elle fait déposer contre les murs du presbytère à un endroit peu fréquenté deux pains de plastic avec détonateurs et système d’horlogerie.

La servante du presbytère les aperçoit, donne l’alerte. Le service de déminage accourt, et désactive la bombe. Heureusement elle n’avait pas fonctionné à l’heure précise. On procèda alors à l’arrestation de quelques personnes, certains de “bonne famille”.

Echanges de bâtiments pour les écoles privées

Au début des années 70, on déplace les écoles privées : l’école des filles, qui était aux Châtelets, est déplacée dans la rue Gambetta (l’actuelle école maternelle privée), celle des garçons est déplacée vers Belle Plante (l’actuel collège St Joseph).

L’école maternelle est déplacée depuis les Chatelets jusqu’à la rue Gambetta dans les années 95. Ainsi se trouve alors l’école maternelle et primaire privé.

Réparations à l'église

En 1968, on doit fermer l’église d’Ernée qui menace de s’écrouler (voir la page sur l’église Notre-Dame de l’Assomption). Elle sera réouverte l’année d’après après que l’on ait refait complètement les plafonds.

Sources

Sur le 20ème siècle :

Sur Le départ des jeunes pour l’Algérie :

Sur l’OAS à Ernée :


“Au Pays d’Ernée” ( www.renoulin.fr/aupaysdernee ) par Christian Renoulin.